ad nauseam

Les messages rassurants ou non de ceux qui n’étaient pas loin et de ceux, effarés, qui étaient ailleurs circulent encore parmi, déjà, des propositions de l’image-qui-symbolisera (le Fluctuat nec mergitur a le mérite de passer les frontières sans s’abaisser à l’anglais), des publicités pour des sites de livraison à domicile et les premières récupérations nauséabondes crachées par exactement ceux dont on n’attendait pas mieux.
Et, aussi, Le pont Mirabeau, repris ici et là.
Et il est permis de penser que c’est non seulement le « commentaire » le plus pertinent du jour (de l’année) mais aussi ce qui manque, la poésie, au sens infiniment large du mot, et ce qui permettra d’en sortir, par le haut, quand la rationalité git au sol quelque chose doit prendre le relai, qui, un instant, élève, décale, interroge, protège.

Et les emmerde.

Sous le pont Mirabeau coule la Seine
Et nos amours
Faut-il qu’il m’en souvienne
La joie venait toujours après la peine

Vienne la nuit sonne l’heure
Les jours s’en vont je demeure

Les mains dans les mains restons face à face
Tandis que sous le pont de nos bras passe
Des éternels regards l’onde si lasse
Vienne la nuit sonne l’heure
Les jours s’en vont je demeure

L’amour s’en va comme cette eau courante
L’amour s’en va
Comme la vie est lente
Et comme l’espérance est violente

Vienne la nuit sonne l’heure
Les jours s’en vont je demeure

Passent les jours et passent les semaines
Ni temps passé
Ni les amours reviennent
Sous le pont Mirabeau coule la Seine

Vienne la nuit sonne l’heure
Les jours s’en vont je demeure